Marchés Africains : Le contexte économique et social

L’Afrique, aujourd’hui, c’est un marché d’un milliard de consommateurs peu sensible aux crises financières internationales, ce continent maintient sa croissance par la montée en puissance de son économie et offre aux entreprises des opportunités de développement et d’investissements historiques.

L’Afrique, la France, quelques repères :

  • La population africaine doublera d’ici 2050 pour atteindre 2 Mds d’individus dont 500 M de francophones.
  • L’Afrique s’urbanise à un rythme jamais égalé. Le continent compte déjà 60 villes > 1 m d’hab.
  • Plus de 80 % de la population est connectée à un réseau de téléphonie mobile.
  • De très nombreux pays ont intensifiés leurs liens avec le continent mais la France y est toujours le troisième investisseur.
  • L’industrialisation de l’Afrique est en marche et les fleurons français (Total, Sanofi, Schneider, Alstom, Orange…) y sont très actifs.
  • La valeur des exportations françaises a doublé entre 2000 et 2011 ce qui a permis de créer 150 000 emplois directs sur le territoire. Mais sur la base des prévisions de croissance africaine, la France pourrait en créer 450 000 !
  • Les entreprises françaises font jeu égal avec la Chine avec une part de marché de plus de 17%.
  • 14 pays utilisent le franc CFA indexé sur l’€uro et garanti par le Trésor public français. La France est le second donateur bilatéral en Afrique avec 2,6 Mds €.
  • 2,5 M d’immigrés en France ont pour origine l’Afrique et prés de 250 000 Français vivent sur le continent du XXIème Siècle.
  • La France est le premier pays d’accueil au monde d’étudiants africains (+de 110 000).
  • Plus de 400 partenariats unissent les collectivités locales françaises et africaines.

Créer de la transformation en Afrique pour les marchés africains est LA priorité économique. Le continent dispose de plus de la moitié des terres arables de la planète et nourrir cette population est déjà un enjeu considérable.

Les gouvernements africains, les industriels locaux et les réseaux de distribution conventionnels doivent faire face à une formidable demande en totale mutation.

Les pays, dont les ressources naturelles procurent des revenus d’exploitation, adaptent leur politique économique, n’hésitent plus à libéraliser, raisonnent et projettent l’investissement sur du long terme.

Hier omniprésents, les États, se désengagent et encouragent le partenariat public-privé (P.P.P) véritable accélérateur de croissance. Pour cela, ils mettent en place des politiques incitatives à l’investissement largement appuyées par les bailleurs internationaux.

La Banque Mondiale pourtant toujours mesurée, annonce que « l’Afrique pourrait connaître un décollage économique comme la Chine il y a 30 ans ou l’Inde il y a 20 ans ».